la vie religieuse

dans le besillon

La chapelle de Saint Joseph  fut confiée aux Pères Oratoriens de Notre-Dame de Grâces. Dans la ‘solitude du Bessillon’, ils édifièrent un petit couvent, lieu de retraite, de silence et deprière.


ABANDON

DEUX SIECLES D’OUBLI


Vint la Révolution. Chapelle et couvent durent être abandonnés ; le couvent tomba en ruines, mais la chapelle resta debout et fut toujours entretenue par les soins de la Paroisse et des curés de Cotignac. Deux à trois fois l’an, elle était ouverte à la dévotion des fidèles et, toujours, le 19 mars, on y venait de Cotignac honorer le grand Saint.
Comme disait Mgr Barthe dans cette même lettre citée plus haut :

« Nous avons sans doute trop oublié le privilège de cette visite du saint Patriarche à l’un des plus humbles enfants de chez nous. Il s’est retranché de nouveau dans son silence, mais la source continue de couler, témoin de son passage. Il fut un temps où les pèlerins venaient plus nombreux le prier. Dans les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses de ce temps, que de leçons pouvons-nous apprendre auprès de saint Joseph le juste, attentif et silencieux bienfaiteur. Que de grâces nous avons â lui demander pour l’humanité, pour l’Eglise dont il est le Patron, pour notre pays, pour notre diocèse ».


RESTAURATION

Attentives aux affinités spirituelles de saint Joseph, chef de la Sainte Famille, et de saintBenoît, patriarche des moines

Le Seigneur entendit la prière de son évêque et fit sonner l’heure de la résurrection de ces lieux. En l’année

sainte 1975, 

Il ramenait

en France les 

Bénédictines

du monastère Saint Benoît

de Médéa

(Algérie) et,

unissant

pour notre

temps les

deux grands

témoins de sa paternité, saint Joseph et saint Benoît, Il redonnait vie au sanctuaire du Bessillon. 

d’Occident, elles les voyaient tous les deux enveloppésd’humble silence en la présence de la Divinité. 

C’est pourquoi elles voulurent acquérir le sanctuaire de 1663, relever les ruines du Couvent des

 Oratoriens

XVIIe attenant au sanctuaire qui servirent de point de départ à la construction de leur nouveau

monastère. 

 La consécration de l’autel eut lieu le 3 décembre 1978.

 

 

 

La Providence avait mis sur leur route l’architecte Fernand Pouillon qui proposa de faire gracieusement les plans du monastère et choisit ses meilleurs collaborateurs pour diriger la construction elle-même. Ce très grand artiste réussit une œuvre d’une sobre beauté, à la fois originale et traditionnelle, harmonisant à merveille les nouveaux bâtiments â ceux du XVIIe encore debout.

Depuis le 19 mars 2019, la Communauté « St. Joseph, Epoux de la Vierge Marie », des Sœurs de l’Institut Mater Dei, s’est installée au Bessillon pour continuer l’ouvre des
Sœurs Bénédictines après son départ.

« Dans les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses de ce temps, que de leçons pouvons-nous apprendre auprès de saint Joseph le juste, attentif et silencieux bienfaiteur. Que de grâces nous avons â lui demander pour l’humanité, pour l’Eglise dont il est le Patron, pour notre pays, pour notre diocèse »

(Mgr Barthe).

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