PÈLERINAGE
DE PÈRES DE FAMILLE

Un pèlerinage de pères de famille !

Quelle joie pour Notre cœur ! Tant et tant de fois Nous  avons, à propos des questions les plus diverses,  insisté sur la sainteté de la famille, sur ses droits,

sur son rôle en tant que cellule fondamentale de la société humaine.

À ce titre c'est sa vie, sa santé, sa vigueur, son activité, qui, dans l'ordre,

assurent la vie, la santé, la vigueur, l'activité de la société tout entière.

Parce qu'elle tient de Dieu, son existence et sa dignité, sa fonction sociale,

la famille en est responsable devant Dieu. Ses droits et ses privilèges sont inaliénables, intangibles; elle a le devoir, avant tout devant Dieu, et secondairement devant la société, de défendre, de revendiquer, de promouvoir effectivement ces droits et ces privilèges, non seulement pour son propre avantage, mais pour la gloire de Dieu, pour le bien de la collectivité.

Pie XII Mardi 18 septembre 1951

BREF HISTORIQUE DU PÈLERINAGE 

Que de grâces viennent de la croix ! L’histoire commence en hiver 1976. Une jeune femme, enceinte de son troisième enfant, apprend de son médecin une nouvelle accablante : le bébé qu’elle porte risque de ne pas vivre, et elle-même se trouver en danger de mort. Les époux ont entendu parler de Cotignac.

Le père, radieux, ne tarde pas à prendre allègrement, le chemin de Cotignac pour accomplir sa promesse.

Il n’est pas seul : un jeun ami lui a proposé de l’accompagner. En chemin, celui-ci sort un chapelet, et le récite, initiant son compagnon à cette belle prière dont il commente les mystères.

Ils décident de s’y rendre en « excursion ». Sur le chemin du retour, l’époux fait vœu d’aller, si la naissance se passe bien, de chez lui – il habite Aix-en-Provence – au Sanctuaire de Saint Joseph à pied. Un parcours de 90 kilomètres environ. 

Ce Marseillais ne se doute pas qu’il sera bientôt le fondateur d’un nouveau mode concret d’évangélisation qui fera florès.

Au moins de juin de l’année suivante la naissance a lieu : la petite Emmanuelle et sa maman se portent bien !

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 Ils mettent près de trois jours pour atteindre le sanctuaire de Notre-Dame de Grâces, où les attendent la mère et, dans un couffin, le beau bébé de six semaines. Chaque année, l’heureux père, plein de reconnaissance, renouvelle le pèlerinage, accompagné de quelques pèlerins, dont le nombre va croissant au fil des ans. Depuis 2011, les marcheurs de Saint Joseph atteignent ou dépassent le nombre de mille deux cents.

Les journées de marche s’articulent autour de la Messe quotidienne, du sacrament de pénitence… Elles sont rythmées par les chants, la récitation des Ave mais aussi par des temps de silence où l’on présente ses demandes et ses actions de grâces au Gardien de la Sainte Famille.

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Pourquoi est-ce
qu'on marche?

Par Bertrand de Kerangat

 

La réponse vient du monde dans lequel on vit à 100 à l'heure. La société, qui encourage, voire oblige à l'hyperactivité, réserve peu de moments où l'on peut se poser et ne plus adopter une façade pour l'extérieur. 

tout pèlerin quel qu'il soit apporte avec lui un certain nombre de "gros dossiers" dans sa vie d'homme: addiction, problèmes de couple, d'enfants, soucis professionnels

Les marches de pères constituent à cet égard l'une de rares occasions de déposer son fardeau face à ses pairs, à cœur ouvert et sans filtre. On a de toute évidence besoin; au moins une fois par an; de se réunir sans filtre et sans masque dans un lieu de spiritualité forte.